FECOFA, soupçon de corruption et manipulation des résultats: Donatien Tshimanga au centre d'un scandale

Alors que le football du pays de Santos Muntubile traverse l’une de pires crises de son histoire, le climat, malgré les efforts fournis, est loin d’être assaini, au contraire, les choses vont de mal en pis.

Tenez, Donatien Tshimanga, à peine investi président intérimaire de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) après la démission du tout puissant Constant Omari, se retrouve déjà dans des sales draps. Alors que l’on espérait une ligne de conduite s’écartant du chemin tumultueux qu’empruntait la fédération dans un passé récent, le président a.i est accusé de s’être livré à des pratiques honteuses et condamnables.
En effet selon des informations en notre possession, Donatien Tshimanga serait prêt à tout pour s’assurer des soutiens du monde politique afin d’assurer son maintien à la tête de l’instance faîtière du football congolais.

Aujourd’hui, il s’avère que Donatien Tshimanga serait pris, la main dans le sac, dans une magouille abjecte et aurait tenté d’user du trafic d’influence pour ternir encore plus l’image du football en RDC. Votre rédaction est tombée sur une source vérifiée et véritable, faisant foi à un enregistrement audio où le patron transitoire du comité exécutif de la FECOFA se confie auprès de l’un de ses collaborateurs, affirmant qu’il a le soutien de la famille présidentielle pour manipuler le match de la finale de la coupe du Congo au profit de la formation de Mbuji-mayi.

A en croire ses dires dans cet audio , cette magouille serait une affaire d’état et cela entrerait dans le cadre d’un programme visant à faire plaisirs à la population du Kasaï en cette période de profondes difficultés dans la province présidentielle. Pour se donner une assurance et un soutien de taille, Donatien Tshimanga affirme dans cette conversation, que l’un des frères du chef de l’Etat l’aurait rendu visite, afin de se rendre compte si la mission lui confiée en amont était bel et bien accomplie.

Si cela s’avérait être le cas, alors il serait rassuré d’avoir le soutien du sommet de l’Etat pour sa confirmation à la tête du comité exécutif de la Fédération congolaise de football association.

Cabale orchestrée avec brio

Après enquête menée par de fins limiers, triste est de constater que la machine avait bel et bien était activée afin que cette magouille passe au su et au vu de tout le monde ! En effet, comme on peut le constater avec des enregistrements audio en appui, le président a.i. Tshimanga aurait donné des instructions précises aux arbitres du match de finale de la coupe du Congo jouée le 30 juin dernier au stade des Martyrs afin que ces derniers favorisent et assurent la victoire de l’équipe représentante du Kasaï.

Force est de constater que cet arbitrage décrié par la grande majorité de professionnels du sport roi et qui a terni la fête du sport roi serait donc un coup monté par l’auteur visiblement identifié. Et pour bétonner le dossier, l’enregistrement audio du témoignage de l’un des arbitres du jour, dans lequel celui-ci reconnaît avoir reçu des instructions claires du président a.i. de la FECOFA est un élément riche en révélations.

Une dernière carte

Après que l’opération ait échoué sur le terrain suite à la défaite logique des Banjelu ni Basantu sur le terrain, Donatien Tshimanga ne compte pas rester sur cet échec. En effet toujours grâce aux enregistrements sonores, le remplaçant ad intérim de Constant Omari aurait promis à cette équipe une victoire grâce à certaines démarches administratives. Voilà que la tristement célèbre « victoire dans les bureaux » risque, une fois de plus, de sanctionner la fin d’une compétition footballistique.

Celle du championnat serait apparemment, un cas d’école qu’on peut copier impunément. Tout porte à croire que Constant Omari a laissé derrière lui une administration gangrenée et profondément corrompue. La FECOFA devrait-elle être complètement revue dans ses animateurs et ses textes ?
Ces questions méritent qu’on se penche dessus afin de sauver ce qui doit être encore fait.

Les inquiétudes demeurent fonder car i aujourd’hui des audios et autres témoignages incriminent directement l’homme qui est censé assurer une transition qui doit aboutir, comme l’espère le peuple congolais, à une profonde réforme de la FECOFA; qu’est ce qui sortir du processus amorcé depuis le départ de Constant Omari ?
Nous y reviendrons.

Armando Mananasi et Erick Ks

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