Est : Delly Sessanga pense à d'autres dispositions que celle de la proclamation de l'état de siège

Le député national Delly Sessanga, considère que la mesure prise par le chef de l’Etat, celle de déclaré l’état de siège pour éradiquer l’insécurité dans la partie est du pays, est une décision non exhaustive pour restaurer la paix dans cette partie du pays.

Il l’a fait savoir au cours d’un meeting organisé le samedi 1er mai 2021 au quartier Badiadingi dans la commune de Selembao à Kinshasa.

Pour lui, le président de la République avait d’autres possibilités plus adaptées, que celle de déclarer l’état de siège dans cette contrée.  » Je crois que la situation sécuritaire dans la partie Est du pays, méritait qu’on prenne des dispositions. Maintenant est-ce que les dispositions qui ont été prises, sont les plus adaptées  » s’est-il interrogé.

Dans son élan, Delly Sessanga estime non seulement que la décision de l’état de siège, n’est pas une panacée aux violences et aux tueries qui sont perpétrées aux différentes zones touchées, mais pense aussi que le chef de l’État, Félix Tshisekedi a beaucoup plus d’éléments pour pouvoir aller dans ce sens.

 »J’aurais fait quelque chose de différent si j’avais été en position de devoir décider. Je crois que le président a beaucoup plus d’éléments pour pouvoir aller dans ce sens mais je crois qu’il avait d’autres possibilités que d’aller directement vers l’État de siège  », a-t-il déclaré

Par ailleurs, en réponse avec la décision du chef de l’État, le mouvement citoyen, Lutte pour le Changement (LUCHA), demande au président Tshisekedi de surseoir sa décision de déclarer l’État de siège et propose un dialogue tripartite, Gouvernement-Monusco-population.

Dans un communiqué, il indiqué que l’état de siège est déjà un vécu mal-en point a Beni. Car, écrit-il,  » De facto, Beni vit déjà l’état de siège avec le pouvoir grandissant de l’armée qui s’accompagne des graves abus contre la population. Sans mettre fin aux massacres, l’armée arrête et juge les civils au mépris de la loi. Que prévoit la président de la République pour éviter l’arbitraire ? » a écrit LUCHA.

Pour rappel, le président Tshisekedi a informé le conseil des ministres vendredi dernier de sa décision de proclamer l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, après avoir consulté le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, les présidents de deux chambres du Parlement, et après avoir entendu le conseil supérieur de la défense.

RM

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