RDC : la justice condamne et la présidence gracie

Benjamin Wenga (ancien DG de l’OVD) et Modeste Makabuza ( DG de SOCOC), deux condamnés à cinq ans de prison suite au détournement des derniers publics, ont été graciés par la présidence alors que la justice avait donné sa sentence.

Contradiction ou prédominance de l’exécutif sur la justice, c’est un fourre-tout dans un état qui depuis un lustre s’est engagé dans la lutte acharnée contre la corruption et le détournement des derniers publics.

Deux anciens directeurs des entreprises publiques ont bénéficié le vendredi 08 janvier, d’une mesure de grâce présidentielle, leur accordant une libération conditionnelle, après que les condamnés aient passé une année sur cinq, au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa.

Une décision qui a suscité des déclarations fâcheuses notamment celle de l’L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), qui a dénoncé avec la dernière énergie les dérives du vice-ministre de la Justice qui a, selon lui, profité de l’exécution de l’ordonnance des mesures de grâce présidentielle pour accorder frauduleusement la libération à Benjamin Wenga et Modeste Makabuza


De ce fait, le coordonateur de l’ACAJ, Georges Kapiamba a exigé l’annulation de cette mesure qui a donné lieu à la libération des condamnés pour détournement des derniers publics. 


‘’Nous exigeons l’annulation de la mesure qui a donné lieu à la libération des condamnés pour détournement des deniers précités et leur retour en prison pour qu’ils purgent la totalité de leurs peines respectives. Car les décisions judiciaires les condamnant leur privent respectivement du droit à la réduction de peine et à la libération conditionnelle.’’ a déclaré Georges Kapiamba

Au finish, il a annoncé que si sa requête n’est pas prise en compte, elle lancera une campagne nationale contre les autorités de la RDC. 

Raymond Mande