RDC-Arrestation de Tshala Mwana : Un discredit sur l'État de droit

L’artiste Musicienne Elisabeth Tshala Mwana est en détention depuis lundi 16 novembre 2020 à l’agence nationale de renseignement (ANR). Cette arrestation fait suite à la polémique soulevée autour de son single intitulé « Ingratitude » qui a enflammé l’environnement sociopolitique Congolais.

Dans le chapitre des réactions, le bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies en RDC dénonce cette arrestation qui intervient après la censure et les menaces contre l’autre artiste musicien Karmapa, auteur de la chanson « Mama Yemo ».

« l’artiste musicienne Elisabeth Tshala Muana Muidikayi a été interpellée par les services de l’Agence nationale des renseignements. Après la censure et les menaces contre Jean Jacques Kibinda Pembele « Karmapa », auteur de la Chanson « Mama Yemo ». Le bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’homme en RDC s’inquiète de cette dérive qui est contraire à la volonté de promouvoir et protéger les droits de l’homme, notamment la liberté d’expression des acteurs culturels »lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction de CONGOPOLITIS.NET.

Pour Adam Chalwe membre du front commun pour le Congo, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi se prend les pieds dans le tapis de ses contradictions et offre à la diva du Mutuashi une cure de notoriété inattendue, un véritable buzz médiatique. « Ce pseudo crime de lèse-majesté laissera des traces audiovisuelles »a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Pensant faire du mal à Tshala Mwana, souligne Maître Jean-Claude Katende, les zélés du régime Tshisekedi ont jeté encore un discredit sur l’État de droit que prône le président de la république Félix Antoine Tshisekedi.

Des observateurs avertis pensent que près de deux ans après son accession à la magistrature suprême, Tshisekedi a démontré sa vraie face cachée à l’époque dans l’opposition. Ils estiment que Tshisekedi lui même n’est pas respectueux des textes pour se faire passer comme un vrai défenseur de l’État de Droit.

L’analyste et politologue Mpeti Kisonga Gaston rappelle qu’en dehors des violations flagrantes de la constitution, le successeur de Joseph Kabila Kabange a démontré que c’est un mauvais gestionnaire des Finances Publiques au regard des révélations faites dans le projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2019 avec de dépassement budgétaire au-delà de 300 à 400%.

À la population congolaise, souverain primaire de voir toutes ses dérives de l’administration Tshisekedi en moins de 5 ans au pouvoir et tirer des leçons pour mieux faire le choix lors des prochaines élections. « L’espoir suscité après la première alternance politique et pacifique à la tête du pays s’est envolé avec la manière de gérer de Tshisekedi »conclut Mpeti Kisonga Gaston.

Christine Madeba