Pour le FCC pas de consultations mais des élections.

Reunis en retaite politique depuis le 06 novembre 2020, les cadres du FCC, ont évalué le fonctionnement de la mécanique de la
plareforme au regard de la situation politique du moment. ils y étaient tous; les chefs de regroupements politiques, les presidents de partis politiques, les chefs des groupes parlementaires, les groupes politiques et de nombreuses personnalités.

Dans son communiqué final, lu par le professeur Néhémie Mwilanya, Coordonnateur National du FCC, la première force du pays s’assume en refusant de prendre part aux consultations lancées par le Président de la République. pour le FCC, il y a un seul cadre pour discuter des divergences avec CACH; cest au sein des mécanismes prévus par l’accord et pas ailleurs.


Les participants, visiblement déterminés, ont fortement critiqué le jeu de recomposition politique orchestré par le camp présidentiel. la réaction est sèche; s’il faut revoir la légitimité du Parlement, il faudra aussi remettre en question toutes les élections y compris celle qui a propulsé Felix Antoine Tshisekedi au sommet de l’État.

Plusieurs observateurs notent la fin imminente de la coalition qui aura pourtant au camp présidentiel de mieux exister alors qu’une cohabitation l’aurait englouti. reste à voir si les cadres du CACH accepteront de tronquer leur costumes contre des tenues d’opposants dans la rue. c’est pourtant la seule issue qui s’annonce.

Les calculs de renversement de la majorité parlementaire n’aboutissent jusque-là que sur papier. En réalité, selon de nombreuses sources, le camp kabiliste reserre les rangs et la traversée vers le CACH paraît improbable pour le plus grand nombre. Du côté de CACH, on met tous les moyens en jeu mais attention, prévient Isabelle longela, analyste politique, les cadres et militants du FCC ont entre eux un lien presqu’ indéfectible ; Joseph Kabila.

Il est prévisible que les radicaux des deux camps occupent l’avant de la scène dans les prochains jours et que la tension ne monte d’un cran. Dans ce scénario que plusieurs redoutent, le camp présidentiel ne risque t-il pas gros face au FCC qui a un ancrage réel au sein de la population. les prochains jours nous en diront plus.

Gérard Mandefu