Prestation de serment des juges, le FCC monte au créneau

La Conférence des Présidents des regroupements membres du FCC s’est, comme on pouvait s’y attendre, prononcé ce mardi 20 octobre 2020 sur l’affaire de la prestation de serments des juges qui prend les allures de ping-pong entre la Presidence de la République et le Parlement.

Le communiqué du FCC, particulièrement bien ficelé sur le plan juridique laisse, selon certains experts, très peu de place à la contradiction. les hauts cadres de la première force politique rappellent leur opinion vielle de plusieurs mois  » l’ordonnance numéro 20/108 du juillet 2020 remplaçant les juges Jean Ubulu et Noël Kilomba à la Cour Constitutionnelle est inconstitutionnelle ». En conséquence, tous ses cadres évoluant au sein des institutions n’y prendront pas part.

Pour le FCC, les nominations et remplacements des juges concernés, ayant violé la Constitution, sont nuls et de nul effet ». les manoeuvres du camp presidentiel devront donc se réajuster avec la loi qui impose « qu’avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour sont présentés à la nation, devant le Président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat et le Conseil supérieur de la magistrature représenté par son Bureau « 

Le FCC sort donc de sa retenue et annonce des mesures qui en disent long sur la suite des événements. En refusant de cautionner toute violation intentionnelle et manifeste de la Constitution, le FCC appelle ainsi le peuple à s’opposer à cette dérive. Il invite également la communauté internationale à tirer toutes les conséquences.

Il est fort probable que la journée du mercredi 21 octobre 2020 donne lieu à des tensions et confrontations qui font reculer la démocratie congolaise. Le chef de l’État qui, dans de telles circonstances, devrait jouer à l’accalmie est lui même le meneur de jeu d’une équipe décidée à tacler le Parlement pour obtenir sa dissolution. triste scénario pour une alternance politique pleine de promesses.

Jules Ngongi