RDC:Le Conseil supérieur de la Magistrature rassuré de la prise en compte des revendications des magistrats par le Gouvernement

Le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a échangé avec la délégation du Conseil Supérieur de la Magistrature conduite par son Président intérimaire Vunduawe Te Pemako également 1er Président du Conseil d’État, ce mardi 18 février à la primature.

Ce dernier a également accompagné les membres du Syndicat Autonome des Magistrats, SYNAMAG, sous la direction du Président Isofa Nkanga chez le chef du Gouvernement central, en présence du Secrétaire Permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il était question au cours de ces échanges d’examiner les revendications des Magistrats en grève depuis une dizaine de jours et proposer des solutions.

À l’issue de la rencontre avec le Chef du Gouvernement, le Président intérimaire du Conseil Supérieur de la Magistrature Vunduawe Te Pemako qui reste optimiste a affirmé que le Premier Ministre, Ilunga Ilunkamba, est très sensible à toutes les revendications des Magistrats. A cet effet, il a appelé ces derniers à faire confiance au chef du Gouvernement central. Aussi, a-t-il souligné, »Je crois que bientôt, le Premier Ministre lui même, avec le gouvernement, va examiner la situation et proposer des solutions concrètes et pratiques ».

Rappelons le, le syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAC) avait décidé d’entamer un mouvement de grève sur toute l’étendue du pays depuis le lundi 10 février 2020.

Ils s’insurgent contre le prélèvement au taux de 12,5% de l’impôt professionnel sur la rémunération (IPR) sur leurs salaires depuis le mois de janvier dernier. Les magistrats dénoncent également la non-prise en compte de la nouvelle grille barémique transmise par le conseil supérieur de la magistrature au gouvernement.

« Qu’au lieu de la hausse promise afin de réduire les écarts énormes entre les traitements des membres d’un même corps, le SYNAMAC a assisté médusé à la retenue de l’IPR sur le traitement des magistrats au taux de 12,5% appliqué ce, en violation des articles 17 de la loi des finances 2020 et 25 in fine des statuts des magistrats. En effet, l’article 17 ci-haut cité fixe le barème de l’IPR applicable par tranche de revenus. Or, non seulement que le taux de 12,5% appliqué n’est pas légal, mais surtout les magistrats de la 4ème à la 9ème catégories se retrouvent dans la tranche de 3% puis que leur traitement est en deçà du minimum qui y est prévu, soit 1.944.000 FC » expliquait le Synamac à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire organisée le jeudi 6 février à Kinshasa.

 

Clément Muamba

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