Batailles rangées dans les regroupements politiques

Bataille rangée partis politique RDC

Prévue selon certaines sources, pour hier mardi et finalement reportée, la formation imminente du premier Gouvernement Ilunkamba suscite beaucoup d’espoir pour le peuple alors que les états-majors de certains regroupements politiques sont désormais passés en mode confrontation.

Le ton monte, par exemple, du côté de la CCU de Lambert Mende où le tribun du Sankuru, serait accusé de privilégier ses proches et son parti, oubliant au passage l’apport des autres partis politiques au rayonnement du regroupement.

Pius Mwabilu du CNC, fait face à de critiques sévères au sein du regroupement AA/a où de nombreuses voix lui reprochent sa gloutonnerie et son manque criant de solidarité pourtant sollicitée par les autres formations politiques.

Athanase Matenda, n’échappe pas non plus à l’offensive de certains partis de l’ABCE qui s’insurgent contre son diktat et sa volonté de vouloir occuper à tout prix un poste ministériel alors qu’il semble faire face à des défis personnels  qui l’empêcheraient de répondre aux exigences du métier.

Gizenga Lugi du Palu et Alliés, n’entend certainement pas plier sous les assauts des autres partis et n’hésite pas à rappeler avec fracas qu’il est et demeure le maître à bord. Ainsi, par une correspondance du 13 Août 2019, il suspend plusieurs hauts cadres de la plateforme, dont le député Henri Thomas Lokondo, à qui il reproche d’entretenir la confusion.

L’UDPS est quant à elle menacée par les aspirations d’un Jacquemin Shabani, plus revendicatif que jamais, qui estime que la Commission Electorale Permanente dont il assume la présidence  mériterait d’obtenir une part du butin réservé au regroupement.

Il ne fallait pas être devin pour prédire des feux de guerre nourris au sein des regroupements politiques à l’approche du partage du gâteau. Le spectacle qu’offrent certaines alliances politiques rappelle non seulement leur fragilité mais interpelle quant à leur avenir.

Certains observateurs annoncent déjà la fin proche de l’effet de mode «  regroupements politiques » qui seront  éventrés, prédisent ils, par des aspirations ministérielles inassouvies et les nombreuses frustrations à venir. C’est comme si ces grosses mécaniques électoralistes étaient programmées pour s’autodétruire au lendemain du partage des postes de responsabilités.

Les chefs de regroupements ne devraient  pourtant pas oublier que le quotient électoral a été atteint grâce à l’apport de tous, y compris les partis qui n’ont pas d’élus nationaux, et qu’en faisant jouer la solidarité, la cohésion du groupe peut être préservée.

Tous les regards sont donc tournés vers les coordonnateurs de plateformes qui ont la lourde tâche de promouvoir la cohésion et de veiller au respect de la discipline. A moins que ces regroupements,  devenus fragiles, ne puissent faire l’affaire de ces plateformes qui semblent dévorer leurs composantes.

Congopolitis

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