Formation du Gouvernement : Dernier virage

La formation du Gouvernement en RDC

La date du dimanche 11 Août 2019 ressemble presqu’à un examen de passage pour le nombre, sans cesse croissant, d’acteurs politiques qui frappent à la porte du Gouvernement Ilunga Ilunkamba. Les listes des plateformes CACH et FCC sont en effet attendues, en ce jour du Seigneur, pour finaliser l’équipe de départ.

De sources concordantes, le Bureau stratégique de la Coordination ne désempile plus depuis plusieurs jours. Des curieux, faisant le piquet pour la circonstance, discernent à travers les grosses cylindrées fumées les visages graves de ceux qui veulent accéder au firmament du pouvoir congolais.

Bousculade donc aux portillons des deux plateformes, les places si convoitées sont, on le sait, si limitées. Tenez, 42 postes pour le Géant FCC et 23 pour les nouveaux venus du CACH. Dans cette course vers la couronne, tous les coups ou presque sont permis et toutes les prières sont formulées au même Dieu qui devra trancher dans son amour souverain.

Entre temps, les attaques fratricides ne manquent pas, les sourires de façades cachent à peine la volonté de nuire ou en tout cas de mettre l’adversaire désigné hors d’état de nuire. Diable ou Dieu, peu importe, ce qui compte c’est le succès final.

Au fond, on dirait que plus rien ne compte vraiment ; la stature, l’expérience ou même le degré de loyauté politique, rien n’empêche de croire en sa chance en oubliant, au passage, les dix exigences présentées par le Premier Ministre lors du lancement des consultations.

Qu’ils soient de CACH ou du FCC, tous les ministrables devraient garder à l’esprit que le criterium de Ilunkamba est un filtre épais, le salut y sera mesuré avec justesse et la victoire ne pourrait qu’être méritée. Le Coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, en marge de la cérémonie de lancement des consultations du Premier Ministre, avait, d’ailleurs, affirmé que les critères et les délais impartis seront respectés.

Du côté de CACH, il semblerait que les violons des différents partenaires jouent finalement la même partition d’une musique qui pour les élus ressemblera à une rumba pétillante et pour les perdants, à une marche mortuaire. Une chose est à retenir, plus de bagarre à CACH où l’UDPS s’octroierait dix postes laissant six à l’UNC et sept aux alliés.

Il semblerait aussi que les cris de détresse de Modeste Bahati Lukwebo se soient envolés comme si, le banni devra encore attendre avant de parader dans un quelconque Gouvernement. Qu’il se console car la liste des cœurs brisés risque de s’allonger dans les jours qui viennent.

Xavier Makengo

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