Insécurité au Nord-Kivu : la VSV rappelle l'urgence extrême de déplacer l’État-major général des FARDC de Kinshasa à Beni

Soldat larchant en ligne le long d'une route en RDC

La violence aveugle qui s’empare à nouveau de l’Est de la République Démocratique du Congo ne laisse pas indifférents les acteurs sociaux de la vie politique nationale.

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a, par exemple dans son communiqué du mardi 06 août 2019, exprimé ses vives préoccupations suites aux récents massacres de plus d’une dizaine de personnes enregistrés depuis samedi 03 août 2019, dans le territoire de  Beni, en province du Nord-Kivu. 

Ces massacres, a-t-elle rappelé, sont opérés par des hommes armés non autrement identifiés et/ou assimilés aux rebelles ougandais de Forces Démocratiques et Alliées (ADF).

Devenus récurrentes  dans cette partie de la République Démocratique du Congo, ces attaques interpellent de nombreux observateurs sur le type de réponse que devraient fournir aussi bien les autorités congolaises que la communauté internationale, visiblement dépassés par le dossier ADF.

Tous les spécialistes s’accordent à dire que la volonté politique seule ne suffit pas; une guerre asymétrique menée par des terroristes impose une réaction adaptée et flexible qui défie les seuls principes appris dans les meilleurs écoles militaires.

Pourtant le peuple attend le rétablissement de l’autorité de l’État et l’éradication des différents groupes armés, promis pompeusement par le Président de la République qui avait ainsi annoncé l’installation de l’État-major général des FARDC à Beni.

Quid de la brigade spéciale des nations unies mise en place dans la foulée de l’accord cadre d’Addis-Abeba? La potion magique concoctée en 2013 par la communauté internationale aurait de toute évidence des limites.

Et si les ressources naturelles convoitées s’y mêlent les choses se compliquent davantage, d’autant plus qu’il existe un commerce transfrontalier important. Attention donc que les ADF ne deviennent le label de tous ceux, étrangers ou Congolais, qui tissent des intérêts mafieux dans la région.

Quoiqu’il en soit, le Gouvernement Ilunga Ilunkamba devra tout mettre en œuvre pour neutraliser ce foyer d’insécurité en choisissant, entre autres, d’équiper et motiver les Forces Armées de la RD Congo (FARDC) pour leur permettre de mieux accomplir leur mission.

A la communauté internationale, sans doute en panne d’inspiration, elle devrait promouvoir l’implication sincère des pays de la sous région pour soutenir les efforts des autorités congolaises dans l’éradication de ces groupes armés.

Entre temps, l’opinion qui s’impatiente attend énormément des dirigeants du pays!

Clément Muamba

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