Mise en place du Gouvernement : Bahati perd tout contrôle

Bahati Lokwebo Modeste après sa défaite

Il exige urbi et orbi, toute gêne bue, les 4 ministères qui devaient lui revenir dans le cadre de la répartition des postes ministériels. Un vice-premier ministre, un ministre d’Etat, un ministre et un vice-ministre.

Et l’homme saisit par correspondance le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. On se croirait dans Alice au pays des merveilles où les personnages peuvent prendre toutes les formes et toutes le dimensions qui leur plaisent.

Malheureusement, dans le monde de la réalité, ce genre de fantaisie n’existe pas. Nous l’avons clairement démontré dans notre article « Bahati sifflé hors-jeu ». la patron de l’AFDC-A ne peut s’attendre à rien et n’a le droit à aucune revendication.

Il a moqué jusqu’au bout la décision de sa famille politique de l’exclure de ses rangs. Il était encore dans sous la griserie d’un certain oracle. Qui lui avait sans doute juré que les dieux et les étoiles avaient lâché Kabila et ses troupes et l’avaient élu lui.

Dans la chute de l’albatros, c’est dans un fracas indescriptible qu’il s’est retrouvé dans la poussière. Un dieu déchu qui se croupit malgré lui parmi le commun des mortels, devant leur ressembler désormais et pendant longtemps.

Il n’y a que deux familles politiques dans la coalition. Le FCC et CACH. C’est à eux que revient statutairement les portefeuilles et c’est encore eux qui vont transmettre les noms des différents animateurs.

Par quelle magie le premier ministre va intégrer l’AFDC-A ? A moins d’organiser un second round des négociations et d’imposer celui-ci comme la troisième force du pays. Ni le FCC, ni CACH ne sont prêts à cautionner cette aventure.

Bahati doit prendre le temps de méditer son cuisant échec et le quinquennat sabbatique qui s’impose à lui. Ce sera la phase la plus pénible de son existence. Retourner au chômage avec la flopée des courtisans qui ne tournent autour de lui que pour ce que l’on sait.

Il est évident qu’il terminera le parcours dans la solitude et l’abandon le plus absolu. Le patron de l’AFDC semble minimiser sa divergence avec le FCC. Il parle d’une différence de méthode, qui ne saurait remettre en cause les acquis des négociations menées dans l’ombre.

Mais nous ne sommes plus au niveau des divergences. Nous sommes dans la rupture consommée. Mais Bahati manque cruellement de méthode pour se remettre en scelle.

Après avoir épuisé tout héritage, le fils prodigue n’est pas revenu à la maison avec morgue. Il est venu reconnaître devant son père qu’il a tout gâché et qu’il n’était plus digne d’être considéré comme fils.

Il a renoncé en connaissance de cause à tout droit sur le patrimoine familial. Mais dans le cas présent, le fils prodigue crie sur la place publique et donne des injonctions…

Magg Mikombe

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