FCC-CACH : une coalition, des hommes et un équilibre incontestable !

FCC-CASH colalition Joseph Kabila et Felix Tshisekedi

Le dosage parait être parfait. Dans le choix des ingrédients de la première coalition post-première alternance, les stratèges ont su mettre les petits plats dans les grands. Au point que l’assaisonnement plait à grand monde.

L’exploit justement réside dans cette capacité à allier, avec aisance, la fougue et la tempérance, l’idéalisme et la technicité. C’est cet alliage qui a rendu un atterrissage en douceur dans un processus où plus personne ne croyait à l’aboutissement.

De manière générale, les différentes manœuvres ayant eu lieu sur la scène politique nationale, en matière de coalition de Gouvernement n’ont accouché que d’une souris. La fougue est de nature sèche et incisive.

A l’inverse, la tempérance et l’expérience préfère éviter la confrontation inutile et propose de tout empaqueter dans une garantie de principes. On sait que la coalition a travaillé sur la base des principes impersonnels. Ceux-ci ont permis d’enjamber les uns après les autres les obstacles les plus résistants.

Chapeau bas

Des échos qui nous parviennent de plusieurs états-majors politique, notamment ceux de l’opposition, nous apprenons que la sérénité affichée par FCC et CACH a fait s’incliner plusieurs dans leur intimité.

Ministères régaliens, les vice-premier ministères, les différents ministères et vice-ministères ont été réparti suivant une rationalité et un équilibre impressionnant. La taille du Gouvernement, jugée éléphantesque par certains, ne constitue en réalité qu’un détail que l’on peut facilement ranger dans le décor au regard des enjeux.

Héros

Dans l’histoire des peuples et des nations, il se déclare toujours des hommes d’exception dont l’arrivée dans un sérail devient la solution idéale à toutes les complications et crises à répétition et générationnelles.

Ils semblent être venus au monde avec la clé aux équations les plus inextricables. Lorsque le chef découvre pareille ressource rare, il ne sait résister à la tentation d’imposer un Mazarin dans sa cour.

C’est qui est arrivé à l’UDPS, au moment où l’incernable Etienne Tshisekedi découvre le jeune Kabund. La fougue coulée sur le socle d’une loyauté prête à prendre tous les risques, fit décider le Sphinx de faire venir toutes affaires cessantes ce feu follet à Kinshasa pour s’occuper du parti.

Depuis, le parcours de ce dernier, en l’occurrence comme l’homme-orchestre, démontre que Tshisekedi ne s’était pas trompé. Dans une vision d’aigle en plein vol, il a su dénicher l’homme qui s’est révélé d’un secours sans précédent à Félix dans la gestion du processus de mutation du parti, après le décès de Papa.

Aucun triomphe sans rivalité, ne cessent de clamer les poètes pourtant si près de la réalité ! Il se chuchote que de fortes personnalités émergent désormais dans l’antre du chef de l’état. Jacques Ilunga, Vidye Tshimanga n’entendent surtout pas jouer aux figurants.

Le prof

Au FCC, Kabila est tombé sur le méthodique, discret et dévoué sans réserve, Néhémie Mwilanya. Il en a vite fait son directeur de cabinet avant de lui confier la gestion de tout le temple.

A la création du FCC, c’est encore et toujours lui qui est devenu l’homme-orchestre. D’un style totalement à l’opposé de son face à face Kabund, il a su apporter à sa famille politique le ferment de survie nécessaire dont il avait besoin en cas de tempête.

Technicien éprouvé, il n’a jamais frayé avec l’émotion. Comme un métronome, il distribue les instructions de l’Autorité morale avec la même rigueur que les rédacteurs de la Bible. C’est-dire sans rien ni enlever et surtout ajouter.

Ayant trouvé un personnage sur qui se décharger, le chef a préféré monter dans les hauteurs du firmament, en vue de trouver l’inspiration nécessaire permettant de mener à bon port son navire. Le temps et les contextes ayant radicalement changés, il a besoin de cette indispensable hibernation.

Parce que dans une famille humaine comme politique, quand les autres enfants n’accèdent plus au père et qu’il faut prendre des directives chez son préposé, toujours les enfants, celui-ci est souvent accusé d’obstruction, de mauvaise foi et de prendre le géniteur en otage.

Tout le long de sa difficile prestation, il ne saurait échapper à la frustration des autres. Laquelle prend des fois des chemins désobligeants. Mais au bout du compte, n’est-ce pas le résultat sur terrain qui plaide largement en faveur du Prof Néhémie ?

Avec une majorité insolente au parlement ainsi que la rafle des deux bureaux, sans compter le carton presque plein dans les Gouvernorats de province et les Assemblées provinciales, quelle critique opposer honnêtement à l’homme, car c’est au résultat que se juge toute action politique.

MIKOMBE

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Désiré KONGA
Désiré KONGA

Analyse méritée sur le Prof. En tout cas, on doit reconnaître à cet homme, sa stratégie, l’abnégation, détermination et sa manière de conduire son équipe à la négociation. Bravo Prof. KONGA WANGUWA Désiré