Dans sa déclaration finale à Lubumbashi, Lamuka ouvre le feu sur Félix

RDC Lamuka présidium

Finie l’illusion de la trêve qu’avait envisagée Katumbi avec le nouveau locataire du Palais de la Nation. Pris à revers par la formalisation officielle de la coalition FCC-CACH, tout Lamuka a levé l’option d’en découdre avec cette dernière.

L’exaspération est à ce point perceptible que Katumbi s’est battu pour inscrire dans le communiqué officiel le cas Salomon Idi qui devient désormais un casus belli.

Il apparaît évident que jusqu’avant la déclaration de la coalition au pouvoir, Lamuka était dans le vent et sans position. C’est ce qui explique le renvoi de la clôture des travaux à aujourd’hui mardi.

Sombre

En 16 points, les uns aussi incisifs que les autres, les coalisés de Genève dressent le tableau le plus sombre qui soit du pays. Exit le Félix du renouveau et aux actions encourageantes que défendait, dès son retour au pays, Moise Katumbi.

La plateforme de Genève reprend son combat pour la vérité des urnes. Elle dénonce le holdup électoral orchestré par la CENI le 30 décembre 2018. Pour le reste, « le présidium de Lamuka constate que la situation générale du pays ne fait que s’empirer sur le plan politique, économique et social ». Le même présidium « relève la persistance de la corruption, la détérioration des de vie de la population, l’augmentation des inégalités sociales, le musellement de la presse… ».

En un mot comme en cent, la position de Lamuka constitue une contre réaction au lancement de la coalition FCC-CACH.

Comme au pays ainsi qu’à travers plusieurs officines internationales, beaucoup sont ceux qui invoquaient nuit et jour la fin de la dite coalition. Les premiers couacs survenus dans la désignation du Premier ministre ainsi que dans la formation du Gouvernement par la suite ont poussé des multitudes à sabler le champagne.

Mais le rêve de rupture entre Tshisekedi et Kabila a vécu hier, laissant sur le carreau une multitude d’aigris et d’esprits vindicatifs. Eh oui, Lamuka a signé son acte de vengeance contre la coalition au pouvoir qui, on ne sait trop pourquoi, dérangent énormément.

Désespoir

Les vrais analystes se souviennent comment, en désespoir de cause, Katumbi a tenté un inquiétant exercice de sanctification de Félix et , inversement, celui d’une diabolisation sans précédent de Kabila. A l’instar de plusieurs acteurs de l’ombre sur le plan international, il s’est évertué à faire croire que le mal du pays était Kabila, d’ avec qui Félix devait impérativement se séparer. Et de manière globale au niveau de Lamuka, cette tendance est devenue générale. On comprend donc que Lamuka rêvait secrètement de la rupture entre les deux principaux et exclusifs acteurs de la première alternance au Congo. Tshisekedi fils aurait commis le crime de croire en Kabila plutôt que dans Lamuka et ses marchés d’illusions.

Homme politique rôdé par le plus emblématique des politiciens congolais, feu Etienne Tshisekedi, Félix doit savoir, mieux que quiconque, où se trouve l’intérêt du peuple entre Lamuka et le FCC.


Son choix ne saurait absolument pas mentir. Rendez-vous à la fin de l’actuel quinquennat.

Magg Mikombe

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