Bahati Lukwebo et Thambwe Mwamba, l'heure du duel

Alix Tambwe mwamba vs modeste Bahati Lukwebo pour la présidence du sénat RDC

L’élection des membres du bureau définitif du Sénat est prévue pour ce samedi 27 juillet 2019. L’élection du président du Sénat est celle qui suscite le plus d’attention. En effet, selon l’ordre protocolaire, celui qui s’assoira au perchoir du Sénat deviendra le deuxième personnage de l’Etat. Alexis Thambwe Mwamba (FCC) et Modeste Bahati Lukwebo (AFDC-A) sont en lice.

Sur papier, Thambwe Mwamba revendique une écrasante majorité numérique que certains de ses pairs estiment autour de 90 sénateurs. De son côté, Bahati Lukwebo compte s’appuyer sur les 13 sénateurs de son regroupement politique, mais aussi sur tous les mécontents et indécis du FCC et sur ses nouveaux alliés naturels regroupés au sein du G7, du MLC et autres indépendants.

Le syndrome de Kengo, vainqueur inattendu contre Léonard She Okitundu, lors du scrutin de 2007, est dans tous les esprits. Alors que ce dernier était le candidat de la majorité présidentielle, Léon Kengo a pu renverser la vapeur grâce au soutien d’anciens mobutistes. Or, en 2019, le Sénat compte plus de proches de Joseph Kabila décidés à ne plus subir le revers de 2007.

Face à Thambwe Mwamba qui a clairement la confiance du FCC, Bahati Lukwebo est condamné à l’exploit. Mais, rien n’est joué d’avance. Quelle que soit l’issue du scrutin, la compagne électorale aura laissé une fissure au sein du FCC.

À titre de rappel, dans son discours de campagne électorale, Modeste Bahati Lukwebo s’est focalisé sur le renforcement du rôle du contrôle parlementaire de l’Exécutif, sa volonté de promouvoir le rapprochement entre l’Etat, les provinces et les entités territoriales décentralisées et sur des réformes ambitieuses.

Pour sa part, Tambwe Mwamba a indiqué que le Sénat doit conforter son rôle en tant qu’institution stratégique de la RDC en contribuant à l’adoption des lois qui touchent directement les intérêts de la population. Il s’est également exprimé sur la mise en œuvre de la caisse de péréquation considérée par plusieurs comme un régulateur de l’équilibre voulu entre les provinces dont certaines rencontrent des difficultés majeures.

Clément Muamba

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